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Conférence de Les Kaye Roshi (traduction depuis l'anglais) |
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Maître Dogen a relaté sa discussion avec un moine lors de son séjour en Chine. Alors que Dogen lisait les discours d'anciens maîtres Zen, le moine lui demanda: "A quoi sert de lire ces discours Zen?" Dogen répondit: "Pour comprendre les actions des maîtres d'autrefois." Le moine demanda: "A quoi cela sert-il?" Dogen répondit: "Je veux pouvoir guider les gens lorsque je retournerai au Japon." Le moine demanda: "A quoi tout cela sert-il?" Dogen répondit: "C'est pour le bénéfice de tous les êtres." Le moine demanda: "Mais à quoi cela sert-il au bout du compte?" Dogen réfléchit aux paroles du moine. Il réalisa finalement que lire et enseigner les discours des anciens maîtres était inutile. Cela n'aiderait pas sa pratique et cela ne l'aiderait pas à guider d'autres personnes. Il comprit que le moine avait raison et qu'il devait faire confiance à zazen pour lui fournir les moyens illimités de guider les gens. Bientôt il arrêta d'étudier les vieux textes. Cette histoire nous éclaire sur l'attitude et le caractère de Dogen. Après des années d'incertitude et de découragement au Japon et après une traversée périlleuse, il arriva finalement en Chine. Enfin il pouvait faire ce dont il avait rêvé, étudier les paroles et les écrits des maîtres anciens. Alors vint un moine qui, par des questions astucieuses, challengea les concepts fondamentaux de Dogen sur l'apprentissage et l'enseignement. Dogen ne rejeta pas ce que le moine lui dit. Il y réfléchit sérieusement. Parce qu'il avait un esprit ouvert et réfléchi et acceptait d'écouter, il fut capable de comprendre que c'était une erreur pour lui de dépendre des mots des autres. Cela veut dire qu'il réalisa que chacun est Bouddha, que chacun de manière inhérente a la sagesse et qu'il est inutile de réciter des mots intelligents. Sa rencontre avec le moine anonyme a aidé à former les fondements de l'enseignement de Dogen, c'est à dire que la bonne façon d'aider les gens est d'encourager zazen. Notre pratique est basée sur la compréhension de Dogen que la pratique est elle-même l'illumination, que l'illumination existe déjà dans notre effort. Cela veut dire que l'illumination n'est pas le résultat final de notre pratique et qu'il n'y a pas de stades ou de phases dans notre pratique. Dogen enseigna qu'il n'y a fondamentalement rien à gagner, qu'une grande intelligence ou un grand talent ne sont pas nécessaires à la compréhension spirituelle. Il mit plutôt l'accent sur la vérité de l'impermanence. Il encouragea les gens à pratiquer avec détermination et à comprendre l'impermanence de toutes choses. Il nous incita à poursuivre simplement notre effort pour que nos esprits ne soient pas perturbés par quoi que ce soit qui apparaisse en eux.
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